
La vie bercée par la famille,
dans l'insouciance du bonheur
Gamine riait comme les filles
de son âge et de son heure
Sur le chemin de son école
où on l'emmenait avant
elle filait avec Eole
la chevelure dans le vent
Elle apprenait en maternelle
des chansons de coquelicots,
de champs entiers de coccinelles,
des pommes, poires, pèches, abricots.
Moi je voyais dans ses comptines
un univers de quiétude
la joie naïve et enfantine
mélangé de certitudes
****
La vie bercée par l'allégresse
Dans l'insouciance de ses jours
Gamine errait avec tendresse
Et ne pensait qu'à l'amour
Les yeux noircis de maquillage
quand elle partait le matin
du rouge aux lèvres, sur son visage
la blancheur d'un fond de teint
C'est par Thomas qu'elle fut séduite
lorsqu'ils faisaient leurs leçons
Le cœur hanté par Aphrodite
Car elle aimait ce garçon
Hélas, l'amour n'est que bohème
qui peut bien vous consoler
d'avoir user du mot je t'aime
pauvres enfants désolés
****
La vie fondée vers sa famille
dans l'affection du bonheur
Gamine n'est plus la petit' fille
que je chantais tout' à l'heure
Car elle affronte avec mérite
l'accoutumance des métiers
comme une travailleuse émérite
qui ne se donne à moitié
Elle a l'élégance des dames
de la cour au grand renom
l'incandescence d'une femme
la marquise de Maintenon
Enfin la vie grandit trop vite
quand trouverai-je la douceur
de dire ces mots qui me gravitent
Je suis fier qu'elle soit ma sœur

Gamine by Noyan Ramilée is licensed under a Creative Commons Attribution-NoDerivatives 4.0 International License.

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