referencement googleL'Ivresse Démoniaque07/04/2018

Le silence est stressant quand la nuit nous avale
Dans sa bouche béante aux odeurs animales
Où les échos fantômes du cinéma muet
Reviennent à notre esprit suranné désuet

Dans mon antre androgyne où mon corps est en stase
Lentement j'évolue dans une grande extase
Je vois se déplacer des galbes inconnus
Des silhouettes sveltes belles ingénues

Des poltergeist anciens cherchent à s’exprimer
Ils changent mes objets en fantasmes animés
La vie se manifeste à travers le néant
Dans un capharnaüm splendide et intrigant

Les hallucinations tactiles et olfactives
De fragrance de femme aux formes attractives
Et les joies isolées sur leurs lèvres aimantes
Masquent la vérité de mes nuits déprimantes

Ô splendeurs délicates ô douces latitudes
L'ivresse démoniaque hante ma solitude


Succombant au désir de mes douteux instincts
Je goûte à la noirceur des bonheurs clandestins
Happé par la pâleur de ces démons obscurs
Je deviens spectateur de ma désinvolture

Mon esprit liquoreux tinté de passiflores
Revisite la nuit les Chants de Maldoror
Des ongles pénétrants dans ma pauvre atmosphère
Distillent ma pensée dans l’ombre mortifère

Tous ces êtres cachés qui n'apparaissent que
Dans les régions peuplées de mon cerveau visqueux
Se réveillent et me soufflent d’étranges arcanes
Des effluves toxiques aux vapeurs de chamanes

Mais la réalité pour moi n'existe plus
C'est une dimension devenue farfelue
Où l'on est observé par les juges cyclopes
Dans leur monocle fou leur kaléidoscope

Ô splendeurs délicates ô douces latitudes
L'ivresse démoniaque hante ma solitude


Et le temps évolue loin de la gravité
De vieux amis m'invitent pour prendre le thé
Au merveilleux pays feutré de folie mole
À travers le miroir d'Alice et de Caroll

Le ciel guimauve bleu remplace ma nuit noire
Où les sylphides jouent au fond de ma mémoire
Tout en vaporisant des souvenirs frivoles
Des pensées en couleurs sur ma vie malévole

Mes rêves éveillés mes visions hypnotiques
Modèlent le silence en concert mélodique
Et l’orchestre assoiffé entame le prélude
Les notes tempérées bercent ma solitude

Quand ma schizophrénie aux mille et une voix
Voguera tout mon corps vers l’ultime convoi
Quand mon être endormi quittera le voyage
Je cesserai enfin de rester ton otage

Ô splendeurs délicates ô douces latitudes
L'ivresse démoniaque hante ma solitude


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